Comment protéger sa mémoire en période de stress


Comment protéger sa mémoire en période de stress

Des chercheurs américains ont testé une méthode de mémorisation, appelée « pratique de récupération », qui pourrait permettre de limiter les effets du stress.

Un peu de stress peut faire du bien à la mémoire. D’un point de vue évolutionniste, se rappeler des évènements stressants qui ont mis notre vie en danger est très utile pour éviter de répéter les mêmes erreurs et pour arriver à survivre plus longtemps. Mais trop de stress est mauvais. Notre mémoire fonctionne grâce à un processus en trois étapes : l’encodage, le stockage et la récupération. Le stress peut interférer avec le processus de codage en puisant dans l’énergie de notre cerveau.

Des chercheurs de l’université de Tufts, aux Etats-Unis, ont décidé de tester une technique d’apprentissage très efficace qui pourrait protéger notre mémoire des effets néfastes du stress. Il s’agit de la pratique de récupération, une stratégie qui consiste à tenter de se forcer à se souvenir des informations mémorisées via des tests pratiques et répétés. Un groupe de 120 étudiants a participé à ces travaux, dont les résultats ont été publiés par la revue Science.

Mémoriser autrement

Les scientifiques leur ont demandé d’apprendre 30 mots et 30 images en les regardant pendant quelques secondes chacune sur un écran. La moitié de groupe a ensuite pratiqué la récupération, en essayant de se souvenir de ce qu’ils avaient vu, tandis que l’autre moitié a eu la possibilité de revoir les mots et les images. Après 24 heures de repos, les participants à l’étude ont été soumis à une situation de stress comme le fait d’improviser un discours en public ou de résoudre des problèmes de mathématique.

Les chercheurs en ont profité pour tester leur mémoire pendant le moment de stress, puis 20 minutes plus tard. Un autre groupe témoin a participé au même test de mémoire, mais sans avoir vécu de situation stressante. Résultat : les personnes qui avaient pratiqué de la récupération ont obtenu un meilleur score que celles n’ayant fait que répéter. Les niveaux de stress étaient plus bas chez les étudiants du premier groupe, et leur mémoire a mieux réagi. « Nos résultats suggèrent que ce n’est pas une question de combien de temps une personne étudie, mais de quelle façon elle le fait« , concluent les scientifiques.

Source : Santé Magazine